12 avril 2008
Apinti, c'est fini
Plus de 6 mois que nous n'avons pas posté sur le blog...je crois qu'il est temps de mettre fin officiellement à Apinti.
Désolé pour les milliers de fan que nous allons décevoir (je vois déjà
vos petites mines déconfites à la lecture de ce message), mais rien n'y
fera, notre décision est prise.
Nous n'avons plus le temps de nous occuper de ce blog, entre nos
multiples activités. Et du temps, nous en aurons de moins en moins avec
l'arrivée programmée de junior, enfin juniorE.
09 septembre 2007
3 mois, déjà...(suite)
Après toutes ces visites, nous avons pris une semaine de vacances (bien méritées) pendant laquelle nous avons remonté le Maroni jusqu'à Maripasoula.
Une super voyage effectué avec la pirogue de la Poste jusqu'à Grand Santi puis avec une pirogue de fret (en pirogue-stop) jusqu'à Maripasoula.
Cette remontée est une véritable expérience : passage de sauts (rapides) difficiles, traversée de villages installés dans des endroits aussi improbables qu'isolés, et puis surtout rencontre de gens fort sympathiques.
Partager le quotidien des piroguiers de fret est extraordinaire. Ils méritent qu'on leur tire notre chapeau bien bas pour la difficulté de leur métier et les risques qu'ils prennent au passage des sauts.
Nous avons beaucoup aimé aussi Grand Santi et Maripasoula, ces villages de bord de fleuve dégagent une atmosphère paisible et captivante à la fois.
Nous avons tellement aimé que nous pensons déjà à reprogrammer une remontée. Et pourquoi pas cette fois-ci dépasser Maripasoula pour aller en pays amérindien ?
Saint Laurent - Grand Santi : 7 heures à bord de la pirogue de la Poste. Pour passer le temps, on admire le paysage, on lit ou on se repose. La monotonie du trajet est rompue par quelques arrêts dans les villages du fleuve, ou par les pauses-chasse des piroguiers.
Grand Santi : la commune la plus isolée du fleuve, à la moitié du chemin entre Saint Laurent et Maripasoula. Un gros village paisible et accueillant.
Après 6 heures d'attente au bord du fleuve (peu de trafic ce jour là), une pirogue de fret accepte enfin de s'arrêter et de nous prendre à son bord. Les piroguiers, qui transportent 3 tonnes de ciment, 7 fûts d'essences et plusieurs passagers, vont nous amener jusqu'à Maripasoula en passant plusieurs sauts très techniques. Un travail très difficile et très ingrat qui nous laisse admiratifs.
Et puis, arrivée à Maripasoula au petit matin après une nuit en route à Papaïchton. Maripasoula est une (petite) ville très agréable à l'atmosphère très brésilienne. Nous nous y sentons rapidement très bien.
Et enfin, retour sur Saint Laurent via Cayenne avec le petit avion d'Air Guyane. Le survol de la forêt est superbe.
3 mois, déjà...
...que nous n'avons pas écrit sur ce blog ! Mais nous avons de bonnes excuses : l'été (enfin les mois de juillet et août, parce que l'été ici ça n'existe pas huhuhu) a été très chargé.
Nos soeurs, frère et beaux-frères nous ont rendu visite et nous avons passé de supers moments. Ils ont d'ailleurs bien mérité d'avoir leur tête affichée sur ce blog (même si c'est pas sûr que ça leur plaise)...
Alors, dans l'ordre chronologique : Lolo, Cécé (sous l'orage).....
...et Lulu, mon beau (à vous de juger) -frère en juillet.
Et Phanie (sous l'orage aussi !), Biloute, Chou (Géronimo héhéhé) et Elena en août.


Au programme : fleuve, Brownsberg, Paramaribo, plage, forêt, farniente.....
....mais surtout : de la bonne humeur, des rires, des supers moments partagés ensemble...
Revenez-vite, vous nous manquez déjà !
17 juin 2007
Un an déjà...
...et on pense souvent à vous
11 juin 2007
Parcequ'un Homme sans passé est comme un arbre sans racines
Nous avons fêté cette année le 159ème anniversaire de la seconde abolition de l'esclavage en Guyane. Si cette commémoration a eu lieu en métropole également, elle a duré ici un mois entier durant lequel de nombreuses associations se sont relayées pour participer à cet évènement. Conférences-débats, projections cinématographiques, mais aussi pièces de théâtres, danse, artisanat d'Afrique, marathon, toutes les activités culturelles étaient réunies pour marquer ce temps fort de l'année 2007...le mois de la commémoration ! ça mérite en effet plus d'une journée et il faut saluer cette initiative...
06 juin 2007
Cayenne city
Ca fait pas mal de fois maintenant que nous allons à Cayenne et je n'arrive toujours pas à me défaire de ce drôle de sentiment...Cette ville me laisse un sentiment mitigé : sympa par certains côtés, carrément rebutant par d'autres, Cayenne est une ville de contraste (un peu bateau comme expression OK, mais j'ai pas trouvé mieux...).
Cayenne est entourée d'eau : l'Atlantique, la rivière de Cayenne et la rivière du tour de l'île la bordent. On s'attendrait à ce que la ville soit résolument tournée vers l'océan, mais en fait pas du tout. On aperçoit difficilement l'Atlantique de la ville, la mangrove le masquant en beaucoup d'endroits. Le port est tout petit et caché derrière le mont du fort Cépérou.
La mangrove aux abords de Cayenne.
Cayenne a toujours eu du mal à rivaliser avec ses deux voisines Paramaribo (Suriname) et Belem (Brésil). Elle a pourtant de nombreux charmes à faire valoir et notamment de nombreuses habitations créoles. La muncipalité a lancé depuis quelques temps un programme de rénovations de ces maisons et espère pouvoir être classée un jour au patrimoine mondial de l'humanité UNESCO.
Cayenne, c'est aussi quelques points de vue sympas dans la ville, comme la célèbre place des palmistes ou le fort Cépérou.

Contrairement à Saint Laurent, plus influencée par le Suriname, Cayenne a un côté brésilien : quelques restaurants, bars, boutiques au couleur du grand voisin. Et surtout, des immigrés en grand nombre.
Alors d'où me vient ce sentiment mitigé vis à vis de Cayenne ? Et bien je pense que ce sont plusieurs choses à la fois.
Sûrement un peu ces grands rues droites sans aucune verdure ni fleurs, seulement bordées par des voitures.
Peut être aussi ces grandes bâtisses à l'abandon en plein centre ville.
Ou encore ces nombreuses (souvent vilaines) constructions des années 60/70 qui se sont greffées sur les maisons anciennes.
Mais au fur et à mesure des visites, le côté positif prend le dessus sur le côté négatif à mes yeux. Avec le temps, je finirai sûrement par aimer cette ville.
28 mai 2007
Les écoles aussi...
Voici ce qui attend les parents qui viennent chercher leurs enfants dans une des écoles de Saint laurent après ou pendant une grosse averse ...no comment...
25 mai 2007
Coupures
Ca y est, la Guyane est de nouveau connectée au monde. Plus de deux
semaines qu'internet n'arrivait plus ici : un chalutier avait eu la
bonne idée de poser l'ancre pile poil sur l'unique câble qui nous
connecte au haut débit.
Americas II c'est son petit nom. Partant de Miami, il dessert, par
différentes ramifications, les Antilles, le Guyana, le Vénézuela et une
partie du Brésil.
La câble a donc été abîmé, à une 40aine de kilomètres des côtes
guyanaises le dimanche 6 mai. Le consortium qui gère Americas II a
envoyé un bateau pour le réparer : approximativement 9/10 jours de
voyage et 4/5 jours de réparations. Nous avons récupéré le réseau aux
alentours du 22. Mais nouveau petit problème : en remontant à la
surface, le robot qui avait effectué la réparation s'est emmêlé les
pinces dans le câble et...patatra ! De nouveau cassé ! (On ne rigole
pas !) Mais cette fois-ci, tout est rentré dans l'ordre dès le
lendemain matin..Ouf !
Ce mois de mai est décidément le mois des coupures : la route de Mana est régulièrement inondée. Pour cause : une partie, peu éloignée du littoral, est construite en dessous du niveau de la mer, donc dès qu'il y a des marées à fort coefficient associées à des pluies abondantes : la route est inondée. A raison de 1h avant et 2h après le pic de marée....
Les usagers de la route doivent donc calculer leurs trajets en fonction des horaires de marée. Et cette route est importante : lien directe entre Mana et Saint Laurent où se trouve l'hôpital et un grand nombre d'administrations.
Les fortes pluies du mois de mai et le manque d'entretien des fossées et bas-côtés ont encore empiré la situation , rendant la route impraticable de manière quasi-permanente....Après une manifestation de mécontentement cette semaine, le Conseil Général a (enfin) décidé de mettre des équipements provisoires pour permettre la circulation et d'entamer des travaux de rénovation dès la prochaine saison sèche.
Et comme il n'y a jamais 2 sans 3, hier EDF a coupé le courant pendant 1 heure en protestation contre une mise à pied de plusieurs de leurs collègues. Raison ou pas raison, c'est quand même embêtant, surtout pour les frigos et les congélateurs.
Je ne sais pas si ça va durer. En novembre, nous avions eu des coupures de 5 à 6 heures par jour pendant une semaine.
Décidément, le mois de mai est le mois des coupures. Vivement juin.
27 avril 2007
La fête du parépou...
Drôle de nom pour un palmier...C'est à la période de Pâques que ce palmier donne de magnifiques grappes de fruits orangers. C'est au même moment que j'ai vu arriver des élèves à l'école les dents couvertes des fibres du même fruit...
Le fruit du parépou est mangé à Pâques, au même moment que le célèbre bouillon d'awara (un autre fruit de palmier). Le week-end de Pâques a beaucoup d'importance ici au point que le calendrier des vacances scolaires doit être en adéquation avec ce dernier...et tant pis si en fin d'année les enfants doivent tenir deux mois alors que les autres périodes ne durent que 5 ou 6 semaines...Et savez-vous qu'en guyane, l'église et l'état ne sont pas séparées? En effet lors de la loi de séparation de 1905, la guyane a été oubliée dans le protocole...1905 !!! ...
Refermons cette parenthèse, le parépou extrait du contexte est parait il un très bon fruit que nous n'avons pour l'instant pas encore goûté. La mairie a organisé une journée du palmier à Mana lors de laquelle on pouvait voir les différentes utilisations des palmiers et notamment du parépou...
28 mars 2007
Langatabiki
Le week-end dernier, Bernard, mon "professeur" de Sranan Tongo a organisé une petite expédition sur le fleuve. Direction Langatabiki - "grande île" en Sranan Tongo - en compagnie de 2 camarades de classe, de leur petite famille et des élèves surinamaises de Bernard à qui il donne des cours de français.
Une expédition cosmopolite pour un week-end très sympathique, même s'il fût hyper humide et pas seulement en raison des heures de pirogues passées sur le fleuve.
Des supers moments passés à discuter avec les habitants de cette "grande île" située côté surinamais du fleuve, qui nous ont démontré - s'il le fallait encore - à quel point les populations du fleuve peuvent être accueillantes.
Le village de Langatabiki, à 3 heures de pirogue de Saint Laurent du Maroni, posé dans un cadre magnifique.

Un week-end pluvieux, très pluvieux !
Pas vraiment un obstacle pour les enfants qui s'amusaient à sauter dans les flaques.
Une seule solution pour s'en protéger : le système D, adopté par notre piroguier.
Ou bien rester à l'abri sous le carbet à déguster la fingi, un délicieux plat traditionnel préparé par Elsje.
Après avoir fait les courses de gibier pour les uns...
Et capturé les derniers sourires pour les autres...
Retour à Saint Laurent en ayant déjà hâte de repartir sur le fleuve pour de nouvelles découvertes.








































